Le marché de l’emploi et le recrutement dans le secteur de l’immobilier | Les Pépites Tech

Le marché de l’emploi et le recrutement dans le secteur de l’immobilier

Les principaux employeurs du secteur de l’immobilier sont les agences immobilières. Ces dernières proposent des services d’intermédiation, de conseil et d’évaluation aux particuliers souhaitant acheter, vendre ou louer un bien immobilier. En plus de ce coeur d’activité, elles peuvent exercer des fonctions annexes, telles que la gestion locative ou l’administration de copropriétés. Ces deux dernières sont l’apanage des nouvelles startups de la Real Estech.

Les agences immobilières représentent près de 70% des transactions immobilières effectués. Les 30% restants représentent la part des ventes immobilières effectuées de particulier à particulier. La recours aux agences est favorisée par une réglementation française entourant l’achat et la vente d’un bien immobilier jugée complexe par le profane.

Le marché de l’emploi dans l’immobilier est directement impacté par le tissu économique, qui est lui-même fortement corrélé aux conditions de financement dont bénéficient les particuliers. En 2018, les taux d’intérêts des crédits à l’habitat ont suivi la tendance de 2017, année durant laquelle ils avaient déjà atteint un niveau historiquement bas.

Ces taux ont joué un rôle fondamental dans le maintien d’un volume élevé de transactions immobilières. La mobilité résidentielle aura également joué un rôle dans la forte hausse du chiffre d’affaires du secteur.

Cette bonne dynamique du secteur de l’immobilier a permis de faire augmenter le nombre de transactions, et mécaniquement, le nombre et le besoin en personnel des agences immobilières. C’est ainsi qu’entre 2015 et 2016, le nombre d’agences immobilières a progressé de 2,6%, tandis que le nombre d’employés du secteur a augmenté de près de 5%. Le secteur est composé de plus de 55.000 entreprises et emploie plus de 72.000 personnes. Le besoin de proximité avec les clients est une particularité de ce secteur d’activité, ce qui explique un tel nombre d’agences, le fait qu’elles soient présentes sur tout le territoire (bien que près d’un quart des établissements se trouvent en Île-de-France ainsi que 30% des effectifs) et qu’elles soient majoritairement de petites agences indépendantes.

Le secteur s’organise autour de types de structures :

  • Les agences immobilières. Ces structures emploient des agents immobiliers, qui, pour pouvoir exercer leur profession, doivent détenir la carte professionnelle de transaction immobilière. Ces agents peuvent être à la tête de leur agence indépendante ou bien travailler au sein d’un réseau de franchisés. En 2015, ces réseaux représentaient à eux seuls près de 12% du chiffre d’affaires du secteur. Au sein de ces structures, il est possible de travailler sous trois différentes statuts. Le premier est le négociateur immobilier salarié, dont la rémunération est constitué d’un salaire fixe augmenté d’une commission calculée à partir d’un pourcentage de la commission d’agence. Il existe également le VRP salarié, qui se rémunère grâce à un salaire fixe minimum augmenté de commissions sur chaque vente réalisée. Enfin, l’agent immobilier perçoit un salaire fixe et une base variable sur la base d’un système de commissions et honoraires.

  • Les réseaux de mandataires immobiliers. Peu à peu, ces réseaux gagnent eux aussi des parts sur le marché immobilier. C’est ainsi qu’en 2016, ils ont réalisé près de 10% de l’ensemble des ventes du secteur. Quelqu’un qui souhaite travailler dans le secteur de l’immobilier peut également choisir de travailler comme agent commercial indépendant. À ce titre, il est un mandataire immobilier. Il doit toutefois impérativement faire partie d’un réseau de mandataire pour pouvoir exercer sa profession. Ce statut permet au mandataire de travailler en dehors de tout lien de subordination avec une agence immobilière. Il est possible de travailler pour un grand réseau national, bénéficiant d’une grande visibilité mais au sein duquel la concurrence est exacerbée, ou pour un réseau plus petit, dans lequel une formation complète est souvent dispensée avec plus d’attention.

Une tendance est toutefois à noter. Les agences immobilières opèrent dorénavant un contrôle drastique des frais de personnels et tendant ainsi à privilégier deux solutions au salariat : les commerciaux indépendant et le portage salarial.

Enfin, un nouveau secteur apparaît dans l’immobilier : la Real Estech. Ce sont pas moins de 400 startups qui se sont développées sur ce segment, employant aujourd’hui près de 3.500 personnes. Quatre catégories de startups peuvent être dégagées dans cette chaîne de valeur :

  • Il y a tout d’abord les startups spécialisées dans la gestion de bien immobiliers (achat/vente/location) et qui représentent 47% des startups de la Real Estech.

  • Viennent ensuite les entreprises focalisées sur l’occupation des biens immobiliers (l’usage), qui représentent 26% du secteur.

  • Nous trouvons en troisième position les startups de la construction et de la promotion immobilière, avec 18% du secteur.

  • Enfin, les startups travaillant sur le financement et l’investissement des opérations immobilières représentent 9% de ce secteur.

Cette tendance à la disruption du marché immobilier n’est pas un phénomène anecdotique, mais est un secteur en pleine croissance, vouée à drainer de plus en plus d’emplois en même temps que des capitaux.

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