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#394 - Interview Des Pépites - Sarea

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Les Pépites Tech
23/07/2026

Interview de Régis Minot, fondateur de Sarea

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1. Présentez votre pépite en quelques mots. Quelle est votre proposition de valeur ? 

Sarea est le guide local du networking entre entrepreneurs. 
L’idée est simple : permettre à un entrepreneur, un dirigeant, un indépendant ou un créateur 
d’entreprise de savoir plus facilement où rencontrer d’autres professionnels autour de lui. 
Aujourd’hui, il existe énormément d’événements, de clubs d’affaires, de groupes d’entrepreneurs, 
d’afterworks, de tiers-lieux ou d’espaces de coworking. Mais l’information est dispersée. 
Sarea rassemble ces opportunités ville par ville pour aider chacun à repérer où networker 
localement. 
La proposition de valeur est double : 
Pour les entrepreneurs, Sarea permet de trouver plus facilement où aller, de suivre leur ville via 
une newsletter hebdomadaire personnalisée, puis de mieux se présenter et relancer après une 
rencontre. 
Pour les organisateurs, clubs, réseaux et lieux de networking, Sarea apporte une visibilité locale 
complémentaire. 
Sarea peut aussi aider les réseaux de clubs d’affaires à préparer l’ouverture de nouveaux groupes 
dans des villes ciblées. Le guide permet de rendre un futur groupe visible avant même son 
lancement, de mesurer l’intérêt des entrepreneurs locaux, de constituer un premier trombinoscope 
de personnes intéressées et, dans certains cas, d’identifier ou recruter un futur animateur local. 
En résumé, Sarea aide à la fois ceux qui cherchent où networker et ceux qui veulent rendre leurs 
rencontres, leurs groupes ou leurs projets de développement plus visibles localement. 

2. Comment avez-vous eu l’idée de ce projet et quel a été le problème rencontré ? 

L’idée est née d’un constat très concret : quand on veut networker, on ne sait pas toujours où 
chercher. 
Certains événements sont annoncés sur LinkedIn, d’autres sur des plateformes comme Eventbrite, 
Meetup, Weezevent…. La majorité des clubs publient uniquement sur leur propre site, d’autres 
communiquent surtout auprès de leurs membres. 
Quand on ne connaît pas déjà le nom d’un réseau, il est difficile de trouver ses réunions, de savoir 
dans quelle ville il est présent, à quelles dates il se réunit, et surtout s’il accepte des invités. 
De l’autre côté, les organisateurs n’ont pas toujours le temps de publier leurs événements partout. 
Ce n’est pas leur métier. 
Sarea est né pour résoudre cette double difficulté : rendre les opportunités de networking plus 
visibles localement, et éviter aux entrepreneurs de passer à côté de rencontres utiles simplement 
parce qu’ils ne savaient pas où regarder. 
Au départ, Sarea était davantage pensé comme une carte de visite digitale. Mais plus j’avançais, 
plus je voyais que le vrai besoin était en amont : aider les entrepreneurs à trouver où aller 
networker. 

3. Aujourd’hui, qui utilise votre solution ? 

Sarea s’adresse d’abord aux entrepreneurs, indépendants, freelances, dirigeants de TPE, 
créateurs d’entreprise et personnes qui souhaitent développer leur réseau professionnel local. 
Mais la solution intéresse aussi les acteurs qui organisent ou accueillent ces rencontres : 
● clubs d’affaires ; 
● réseaux d’entrepreneurs ; 
● associations professionnelles ; 
● organisateurs d’afterworks ; 
● formateurs qui réunissent des entrepreneurs ; 
● espaces de coworking ; 
● tiers-lieux ; 
● restaurants fréquentés par des entrepreneurs. 
Il y a donc deux usages complémentaires : 
ceux qui cherchent où rencontrer d’autres professionnels, et ceux qui veulent rendre leurs 
événements, groupes ou lieux plus visibles localement. 

4. Quel est le business model ? Est-il amené à évoluer ? 

Le modèle économique de Sarea repose sur trois usages. 
Le premier concerne l’entrepreneur. Pour son usage de base, Sarea est sans frais : il peut 
découvrir où networker, suivre sa ville, créer sa page de présentation et partager son profil. 
L’abonnement devient nécessaire lorsqu’il veut aller plus loin dans le suivi de ses rencontres : 
au-delà de 3 contacts suivis ou de 3 personnes ajoutées dans son réseau personnel. 
Le deuxième usage concerne les groupes. Dans ce cas, le trombinoscope est utilisé de manière 
régulière. Il permet aux membres de mieux se connaître en permanence : qui fait quoi, qui a 
besoin de quoi, qui propose quoi, quelle est l’actualité de chacun, quels contenus sont partagés, 
mais aussi quels loisirs peuvent créer des affinités. 
L’objectif est de favoriser les recommandations, les mises en relation et les connexions entre 
membres, au-delà des seules réunions. 
Le troisième usage concerne les événements. Le trombinoscope est alors ponctuel. Il permet aux 
participants de découvrir avant le jour J qui sera présent, ce que chacun recherche, ce qu’il peut 
proposer et avec qui il serait pertinent d’échanger. 
Pour les groupes comme pour les événements, c’est le trombinoscope qui constitue l’offre 
payante, car il apporte une vraie valeur d’animation, de préparation et de connexion. 
Le modèle est amené à évoluer, notamment avec les réseaux de clubs d’affaires, les organisateurs 
d’événements, les formateurs et les lieux de networking. Mais l’idée reste la même : garder un 
accès simple pour l’entrepreneur, puis faire payer les usages qui apportent une valeur 
professionnelle récurrente ou événementielle. 

5. Quelles sont les technologies que vous utilisez ? 

Sarea est développé sur WordPress, avec un écosystème construit autour d’Avada et de 
Formidable Forms. 
Le site combine des pages publiques, des quiz, des vues dynamiques, des espaces connectés et 
des automatisations. 
Il y a aussi une part importante de collecte, structuration et mise à jour des données : événements, 
groupes, villes, lieux, interviews, pages locales. 
L’IA est utilisée comme appui pour collecter, organiser, reformuler ou accélérer certains 
traitements, mais la logique reste très opérationnelle : il faut que les informations soient utiles, 
locales et compréhensibles pour l’utilisateur. 
Le projet repose donc autant sur la technologie que sur la structuration de l’information locale. 

6. Quels sont vos besoins aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, le principal besoin est de faire connaître Sarea auprès des bons relais. 
J’ai besoin de responsables de réseaux, de clubs d’affaires, d’animateurs locaux, d’espaces de 
coworking, de tiers-lieux, de restaurants et d’organisateurs d’événements qui souhaitent rendre le 
networking local plus visible. 
Beaucoup de groupes ou d’événements existent déjà, mais ne sont pas forcément visibles sur les 
pages publiques. Certains clubs annoncent leurs réunions uniquement sur leur site, dans une 
newsletter, auprès de leurs membres ou dans un groupe privé. 
Or Sarea peut devenir un relais local pour ces initiatives. Sans page web, sans lien accessible ou 
sans information publique, ces groupes et événements ne peuvent pas apparaître correctement 
sur les pages villes. 
J’ai donc besoin que les organisateurs transmettent leurs liens, leurs dates, leurs villes et les 
informations utiles pour mieux référencer ce qui existe localement. 
Un autre besoin important concerne la donnée : identifier les événements, les groupes, les lieux, 
les pages utiles, les calendriers de réunions et les personnes qui animent réellement le territoire. 
Enfin, comme tout projet en développement, Sarea a besoin de visibilité, de retours utilisateurs, de 
cas concrets et d’ambassadeurs. 
Un programme d’affiliation est en place, aussi bien en virtuel qu’en présentiel, pour encourager les 
personnes qui font connaître Sarea et contribuent à développer le guide localement. 

7. Qui sont vos principaux concurrents ? Quelle est votre valeur ajoutée ? 

Sarea ne se positionne pas exactement comme un concurrent direct des plateformes 
d’événements ou des réseaux existants. 
Eventbrite, Weezevent, Meetup, LinkedIn, les sites de clubs ou les newsletters locales permettent 
déjà d’annoncer des événements ou de communiquer. 
Mais Sarea répond à un problème différent : permettre à un entrepreneur de découvrir, ville par 
ville, les opportunités de networking qui existent autour de lui, même s’il ne connaît pas encore le 
nom des réseaux ou des clubs présents. 
La valeur ajoutée de Sarea, c’est la logique locale et multiréseaux. 
Sarea ne remplace pas les réseaux existants. Il les rend plus visibles. 
Le guide permet aussi de relier plusieurs usages : trouver où networker, suivre une ville, découvrir 
des groupes, préparer une rencontre, créer sa page de présentation, relancer après un échange et 
faciliter les recommandations. 

8. Où voyez-vous l’entreprise dans un an ? 

Dans un an, j’aimerais que Sarea soit identifié comme le réflexe local pour savoir où networker. 
L’idée, c’est que le networking devienne plus naturel. 
Quand un entrepreneur est en déplacement, arrive dans une nouvelle ville, passe quelques jours 
dans une région ou cherche simplement à développer son réseau autour de lui, il devrait pouvoir 
ouvrir Sarea et se demander : “Est-ce que je passe à côté d’une opportunité de rencontre ?” 
Grâce à la géolocalisation, Sarea pourra l’aider à repérer les villes autour de lui et les opportunités 
présentes localement : événements, réunions de clubs, groupes d’entrepreneurs, espaces de 
coworking, tiers-lieux ou restaurants fréquentés par des entrepreneurs. 
Je souhaite que Sarea devienne ce point d’entrée simple : on ne cherche plus pendant des 
heures, on regarde ce qui existe autour de soi. 
L’ambition est de faire de Sarea un guide national du networking local, capable d’accompagner les 
entrepreneurs dans leur ville, mais aussi partout où ils se déplacent. 

9. Partagez avec nous un moment insolite : succès, échec ou moment fun 

Un moment assez révélateur, c’est quand j’ai compris que Sarea ne devait pas seulement aider à 
partager une carte de visite digitale. 
Au départ, je travaillais beaucoup sur la façon de mieux se présenter après une rencontre. Puis, en 
échangeant avec des entrepreneurs et des responsables de clubs, je me suis rendu compte qu’il y 
avait un problème encore plus simple : beaucoup ne savaient même pas où aller networker. 
C’est presque drôle, parce que je construisais un outil pour mieux gérer l’après-rencontre, alors 
que le vrai point de départ était parfois : “Mais où est-ce que je peux rencontrer des entrepreneurs 
près de chez moi ?” 
Ce déclic a complètement repositionné Sarea. 
Depuis, la carte de présentation reste importante, mais elle vient après : d’abord, il faut savoir où 
aller ; ensuite, il faut préparer la suite de la rencontre. 

10. Si vous aviez un conseil à donner aux entrepreneurs 

Mon premier conseil serait de ne pas attendre que tout soit parfait pour se lancer. 
Un produit, un service ou une offre évolue au contact du terrain. Plus vous le montrez, plus vous 
en parlez, plus vous l’utilisez en situation réelle, plus vous recevez des retours utiles. C’est cette 
visibilité qui permet d’ajuster, d’améliorer et de répondre à une vraie demande. 
C’est aussi ce que je vis avec Sarea. J’ai interviewé plus de 70 fondateurs, animateurs et 
personnalités du networking. Ces échanges nourrissent énormément ma réflexion. Beaucoup 
d’idées viennent du terrain, des questions posées, des objections, des usages réels et des 
expériences partagées. 
Mon deuxième conseil concerne le réseau : ne cloisonnez pas le présentiel et le virtuel. 
Les deux se nourrissent très bien. 
On peut inviter des contacts rencontrés dans un groupe WhatsApp ou une communauté en ligne à 
participer à un événement en présentiel. Et inversement, on peut proposer à des personnes 
croisées lors d’un afterwork, d’un salon ou d’une réunion de club de prolonger l’échange en visio. 
Le networking ne se limite pas à une salle, un événement ou une plateforme. Il se construit dans 
les passerelles que l’on crée entre les espaces. 
Ce qui compte, c’est de rester visible, de faciliter le retour vers soi et de transformer les premiers 
contacts en relations suivies.

 

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