#328 - Interview Des Pépites - Ommistack | Les Pépites Tech

#328 - Interview Des Pépites - Ommistack

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Les Pépites Tech
28/05/2025

Interview de Maxime Andanson, fondateur de Ommistack

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1. Présentez votre pépite en quelques mots. Quelle est votre proposition de valeur ?

OMMISTACK, c'est l'app qui rend l'investissement immobilier locatif accessible à tout le monde, dès 1 €.
La promesse tient en quatre mots : « Tu investis, on gère. »
Concrètement, on sélectionne de vrais projets immobiliers en France, et nos utilisateurs y investissent via l’application à partir d'1 €. En échange, ils touchent des revenus mensuels directement sur leurs comptes bancaires, sans avoir à chercher un bien, négocier un prêt, gérer un locataire ou s'occuper de la paperasse.
Notre proposition de valeur, en une phrase : démocratiser un univers historiquement réservé à ceux qui ont de l’argent, du temps, et des connaissances.

2. Comment avez-vous eu l’idée de ce projet et quel a été le problème rencontré ?

J'ai commencé à investir dans l'immobilier à 21 ans, avec un petit studio. Et pendant plusieurs années, j'ai tout fait dans l'ordre classique : formations, négociations, travaux, montages de financement, gestion locative, comptabilité… J'ai construit un patrimoine, mais j'y ai laissé énormément de temps et d'énergie.
Et autour de moi, tout le monde me posait la même question : « Comment tu fais ? »

C'est là que j'ai identifié le vrai problème. La majorité des gens veulent investir dans l'immobilier — c'est même le placement préféré des Français. Sauf qu’ils n'ont ni les connaissances, ni le temps, ni l'envie de gérer un bien. Résultat : l'immobilier est devenu, dans leur tête, un sport réservé aux riches ou aux initiés.
Le déclic a été simple : « Et si je permettais à tout le monde d'investir avec moi, dans les mêmes projets, mais sans la complexité ? »

OMMISTACK est né de cette frustration. On a pris ce qui était long, chronophage et compliqué, et on l'a transformé en un geste simple, à un clic, dès 1 €.

3. Aujourd’hui, qui utilise votre solution ?

Notre cœur de cible, ce sont les 20-35 ans : jeunes actifs, alternants, étudiants, primo-investisseurs.
La plupart partagent le même profil psychologique : ils ont envie de commencer à construire quelque chose, ils ont compris très tôt que l'épargne classique ne suffit plus, mais ils ont toujours été exclus du marché de l'immobilier — par les prix, par la complexité, ou par leur banquier qui leur a dit non.
Avec OMMISTACK, ils franchissent leur premier vrai pas d'investisseur. Ils commencent souvent par un petit ticket, voient arriver leurs premiers revenus mensuels, prennent confiance, et augmentent au fil du temps. Beaucoup en parlent à leurs amis, c'est notre meilleure publicité.
En un an, on a déjà rassemblé plus de 130 investisseurs, collecté plus de 108 000 €, et clôturé 5 projets avec un rendement moyen de 10 %. Pour une première année, c'est une traction qu'on ne fait que commencer à exploiter.

4. Quel est le business model ? Est-il amené à évoluer ?

Notre modèle est obligataire.
Une société dédiée acquiert les biens immobiliers de chaque projet, financé en moyenne à 70 % par la banque et 30 % par nos utilisateurs, via des obligations à taux variable. Le bien est exploité, les revenus mensuels sont redistribués à nos investisseurs directement sur leurs comptes bancaires.

OMMISTACK se rémunère sur deux leviers :

  • Une commission d'environ 10 % sur chaque projet
  • Des frais de gestion réalisée variable selon la complexité de chaque projet

Côté évolution, on a une roadmap claire : marketplace secondaire pour revendre ses obligations entre utilisateurs, wallet intégré, parrainage, gamification, et plus tard du social investing. L'idée à terme, c'est de transformer l'investissement immobilier en une habitude mensuelle naturelle, pas en une démarche exceptionnelle.

 

5. Quels sont vos besoins aujourd’hui ?

Trois besoins principaux, dans cet ordre :

1. Faire connaître la marque. Notre plus gros défi n'est pas la concurrence — c'est l'inconnu. Les jeunes qui devraient utiliser OMMISTACK ne savent même pas que ce type de produit existe. Donc des médias comme LesPépitesTech, oui, on en a besoin (merci 🙏).

2. Construire une communauté. On cherche des early users curieux, exigeants, qui veulent grandir avec nous et nous aider à façonner le produit.

3. Renforcer l'équipe. On recrute sur le produit, la growth et l'immobilier. Si quelqu'un lit cette interview et a envie de construire le futur de l'investissement accessible, qu'il nous écrive.

Et en arrière-plan : tout business angel ou partenaire qui partage notre vision d'un immobilier vraiment ouvert aux jeunes générations.

6. Qui sont vos principaux concurrents ? Quelle est votre valeur ajoutée ?

Sur le papier, on partage un peu de terrain avec les plateformes de crowdfunding immobilier (Anaxago, Homunity, ClubFunding…) et les fintechs d'investissement fractionné (Bricks, RealT…).

Mais on ne joue pas dans la même cour. Notre différence tient en quatre points :

  • Accessibilité radicale. On commence à 1 €, pas à 100, pas à 1 000. Aucune barrière à l'entrée.
  • Revenus mensuels. Pas un placement qu'on bloque pendant 5 ans en croisant les doigts. Un cash flow qu'on voit arriver tous les mois. C'est psychologiquement décisif.
  • Une vraie expérience produit. OMMISTACK est pensée comme une app lifestyle moderne — fluide, pédagogique, premium. Pas comme une plateforme bancaire des années 2010.
  • Une marque proche. On parle à nos utilisateurs comme à des amis. On vulgarise, on explique, on est transparents. On construit une communauté, pas un fichier client.

Au fond, on ne se positionne pas comme « une plateforme d'investissement de plus ». On se positionne comme la porte d'entrée dans l'immobilier que personne n'a jamais offerte aux jeunes générations.

7. Où voyez-vous l’entreprise dans un an ?

Dans un an, OMMISTACK doit être la référence française de l'immobilier fractionné chez les moins de 35 ans.

Concrètement, on vise :

  • Multiplier par 10 notre communauté d'investisseurs (objectif 1 500+)
  • Dépasser le million d'euros collecté cumulé sur la plateforme
  • Clôturer une vingtaine de nouveaux projets immobiliers partout en France
  • Faire d'OMMISTACK un réflexe mensuel — comme on consulte son appli bancaire, mais pour voir grandir son patrimoine
  • Une équipe doublée, structurée pour passer à l'échelle
  • Et idéalement, les premiers utilisateurs qui touchent leurs premiers vrais revenus passifs significatifs grâce à nous

À plus long terme, on vise la référence européenne. Mais une étape à la fois.

8. Partagez avec nous un moment insolite (succès, échec ou moment fun)

On a lancé l'app. Et tout s'est arrêté 72 heures après.
Après des mois de travail acharné, tout était prêt pile-poil dans les temps : appli en ligne, communication calée, premiers utilisateurs super chauds, une collecte qui démarrait fort.
Sauf que derrière tout ça, il y avait une erreur juridique sur notre modèle économique — un mauvais conseil, une mauvaise orientation au moment du montage. Résultat : obligation de couper l'app trois jours après le lancement.
Silence radio. Plus rien. Une frustration totale, après tout ce qui avait été construit.
Mais c'est précisément dans ce moment-là que j’ai compris une chose : ce n'était pas une fin, c'était un virage. On a tout retravaillé en profondeur — modèle économique, structure juridique, expérience produit — et on a pivoté.
Quelques semaines plus tard, OMMISTACK est revenue. Plus simple, plus accessible, plus solide. Et avec une conviction nouvelle : construire un projet qui dure, c'est aussi savoir prendre un mur de plein fouet… et repartir.

9. Si vous aviez un conseil à donner aux entrepreneurs

Construis ton produit en partant d'une frustration que tu as toi-même vécue.

Pas d'une étude de marché. Pas d'une tendance LinkedIn. D'un truc qui t'a énervé suffisamment longtemps pour que tu en aies parlé à dix personnes autour d'un verre.

C'est ce qui m'a poussé à lancer OMMISTACK : je vivais le problème, mes proches le vivaient, et personne ne proposait de solution vraiment accessible. Quand tu construis depuis cet endroit-là, tu ne lâches jamais — parce que ton idée, ce n'est pas une idée, c'est ton vécu.

Le reste — produit, design, marketing, levée de fonds — c'est de la mécanique. Ça s'apprend. Mais sans le « pourquoi viscéral », rien ne tient au premier coup dur.

 

Retrouvez ommistack ici


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