Interview de Edouard Gonet, fondateur de Topya

Topya est un comparateur business gratuit qui classe les logiciels, agences et formations selon ce que les IA en disent. On pose de vraies questions d'acheteurs à ChatGPT, Claude et Gemini, et on classe les marques selon la fréquence à laquelle elles sont recommandées. Aujourd'hui : 160 catégories, plus de 8 700 marques, plus de 4 000 réponses IA analysées. Pour un dirigeant de PME, c'est une réponse claire et sans sponsoring à la question « quel outil ou quel prestataire choisir ». Pour une marque, c'est un miroir de sa visibilité dans les IA.
En observant un changement d'usage : de plus en plus de dirigeants ne tapent plus leur recherche dans Google, ils la posent à ChatGPT. Le problème, c'est que personne ne sait d'où sortent ces recommandations, ni si elles sont cohérentes d'une IA à l'autre. Et côté marques, très peu d'entreprises françaises savent si elles sont citées ou invisibles. Topya est né pour rendre cette donnée lisible, gratuitement.
Deux publics. Les entrepreneurs et dirigeants de PME qui cherchent un outil ou un prestataire et veulent un classement transparent. Et les éditeurs de logiciels, agences et organismes de formation qui viennent vérifier leur présence dans les réponses IA et comprendre pourquoi un concurrent est cité et pas eux.
Le comparateur est 100 % gratuit et le restera. La monétisation vient de l'accompagnement : recommandation personnalisée pour les acheteurs, et prestations pour les marques qui veulent améliorer leur visibilité dans les IA. L'évolution, c'est de construire derrière un outil qui permet de suivre cette visibilité dans le temps et d'aider les marques à être plus présentes, tout en continuant d'apporter une information claire aux dirigeants de PME.
Je ne sais pas coder. Topya a été construit avec des outils de développement assistés par IA, ce qui m'a permis de lancer seul un produit qui interroge plusieurs modèles, structure les réponses et calcule les classements. Ce que ces outils rendent possible aujourd'hui pour un non-développeur est assez impressionnant.
Des partenariats. Des médias business qui veulent intégrer ou relayer les classements Topya, et des éditeurs de logiciels ou agences prêts à travailler leur visibilité IA avec nous en tant que premiers clients référents. Et des retours de dirigeants de PME sur les catégories qui manquent.
D'un côté les comparateurs classiques (Appvizer, Capterra, G2), basés sur des avis utilisateurs et des placements payants. De l'autre les outils de suivi de visibilité IA (Peec AI, Profound, Otterly, Ahrefs Brand Radar), réservés aux marques, payants et en anglais. Topya se place entre les deux : la donnée des seconds, la gratuité et la simplicité des premiers, en français, pensé pour la PME. Notre valeur ajoutée tient en un mot : transparence. La méthode est publique, les sources sont affichées, aucune position n'est achetée.
Plus de modèles suivis (Perplexity et Mistral arrivent), un historique qui permet de montrer l'évolution des citations par catégorie, et un premier outil de suivi pour les marques. L'objectif : que Topya devienne la référence en France pour répondre à la question « que recommandent les IA ? », côté acheteurs comme côté marques.
Pas vraiment insolite, mais surprenant : à quel point les IA ne sont pas d'accord entre elles. Sur une même question, ChatGPT, Claude et Gemini sortent parfois trois listes presque sans recoupement. La première fois, j'ai cru à un bug. Non : c'est la réalité de la donnée, et c'est exactement ce qui rend Topya utile.
Lancez avec ce que vous avez. Je ne sais pas coder et j'ai quand même sorti Topya seul, parce que les outils actuels le permettent. Attendre d'avoir l'équipe, le budget ou la compétence parfaite, c'est souvent une façon de ne pas commencer.
prochain article